Différentes formes de mise en oeuvre

La formation et le Guide à l’usage des professionnel·le·s (Minore et al., 2016) encouragent les animatrices et animateurs à adapter les contenus au public et à l’institution.

L’évaluation menée par le projet pilote vaudois donne une idée des adaptations (Minore et al., 2016, pp. 32-34). Globalement, la structure et les contenus des modules sont très appréciés et le plus souvent suivis. Voici un petit panorama des modalités de mise en œuvre parmi les 9 institutions (11 groupes de jeunes) impliquées dans ce projet pilote. La formule initiale de 9 séances a été adoptée dans les deux foyers et une école spécialisée. Les deux centres d’animation socioculturelle ont regroupé des séances mais conservé les contenus et le rythme hebdomadaire afin de garder la mobilisation malgré la libre adhésion des jeunes. Les deux classes de l’école obligatoire ont légèrement réduit les contenus, mais conservé le rythme hebdomadaire. La structure de perfectionnement scolaire ne pouvait garantir une fréquence hebdomadaire et a concentré les séances sur une semaine. Un centre de prévention a réduit les contenus qui ont été expérimentés sur 2 jours. Les objectifs et l’impact ont donc été redimensionnés. Une école professionnelle a organisé une journée de sensibilisation basée sur deux séances.

Il en ressort que le plus important est de faire des choix éclairés, motivés et pertinents ainsi que d'évaluer les adaptations afin de s'assurer qu'elles n'aient pas un effet négatif. Il convient donc de s’inspirer de l’évaluation du projet pilote vaudois (Minore et al., 2016) ainsi que du Guide à l’usage des professionnel·le·s (Minore et al., 2016, pp 28-31).